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  • PUBLIE LE: 22-10-2016

     

    Ambassadeur de Pologne en Algérie M. Witold Spirydowicz à El Moudjahid : « L’Algérie est notre partenaire stratégique en Afrique »

     

     

    Dans cet entretien, l’ambassadeur de Pologne en Algérie, souligne à travers une série d’exemples, à quel point les liens d’amitiés entre l’Algérie et la Pologne remontent dans le temps. Il estime aussi que les relations bilatérales tissées entre les deux pays doivent être intensifiées et là encore, il évoque tant de domaine de coopération à explorer davantage. Il salue la sagesse de l’élite politique algérienne à leur tête le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et suggère une série de manifestations, notamment sportive pour la célébration,  en  2017, du 55e anniversaire des relations bilatérales algéro-polonaises.

     

    Foto:Nacera

     

    Entretien réalisé par
    Karim Aoudia  

     
    El Moudjahid : L’Algérie et la Pologne entretiennent des relations datant de plusieurs années, comment qualifiez-vous ces rapports où l’on retrouve tant de similitudes dans l’histoire des deux pays ?
    S.E, Witold Spirydowicz, ambassadeur de Pologne en Algérie : Effectivement, et à ce sujet je voulais justement souligner que l’Algérie et la Pologne sont deux pays qui ont en partage le même esprit, sinon la même volonté d’indépendance et d’émancipation. Cela pourrait être symbolique, mais je rappelle ici que votre héros national, l’Emir Abdelkader, a beaucoup  fasciné les artistes polonais. Je viens d’apprendre de mon collègue le nouveau chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, M. John O’Rourke, que les premiers portraits de l’Emir Abdelkader ont été faits par le peintre polonais Stanislaw Chlebowski, au XIXe siècle, à Damas. L’artiste en question était le peintre officiel du sultan turc à cette époque. Il y a aussi cet autre exemple plus récent: lorsqu’on a construit le monument des Martyrs chez vous, les Algériens savent que c’est une société canadienne qui s’est engagée dans la réalisation de ce projet emblématique, mais peu sont au courant du fait que les structures de cette  œuvre ont été façonnées par un sculpteur polonais Marian Konieczny. Aussi tout récemment, pendant ma visite au Musée des  Beaux-Arts, j’ai été agréablement surpris de découvrir le portrait de notre héros national, le maréchal Pilsudski, auteur de l’Indépendance polonaise. Je sais aussi que beaucoup sont les Algériens qui, nonobstant le fait qu’ils ne parlent pas assez polonais, se souviennent parfaitement de ces milliers de Polonais qui vivaient en Algérie durant les années 70-80. Rien qu’à Alger, ils étaient quelque 7.000 entres médecins, ingénieurs, artistes et techniciens. En somme, tous ces exemples de rapprochements entre les deux communautés algérienne et polonaise ont indubitablement leur importance dans cette association positive de la Pologne dans la mémoire collective algérienne.     

     M. Witold Spirydowicz vous venez  tout juste d’être nommé à la tête de la chancellerie diplomatique de Pologne en Algérie.  Pourrions nos savoir qu’elles sont  les premières  actions  inscrites sur votre agenda ?


    Je considère que relations bilatérales doivent être intensifiées, et c’est l’un des mes principaux dossiers. Dans son exposé datant de janvier dernier, le ministre des Affaires étrangères polonais à mentionné l’Algérie comme notre partenaire stratégique en Afrique. L’Algérie est notre second partenaire commercial dans le continent africain, après l’Afrique du Sud. L’année dernière, le montant des échanges était de 500 millions d’euros. Nous estimons que c’est insuffisant. Nous sommes de ce fait convaincus qu’au plan économique, nos relations peuvent être dynamisées davantage en explorant d’autres pistes de partenariat. Actuellement, la Pologne est grand exportateur en Algérie des produits du secteur de l’Agriculture et de quelques produits manufacturés tels que les pièces détachées pour les véhicules et les hélicoptères. Il reste toutefois que les possibilités d’élargir la coopération à d’autres domaines de partenariats sont nombreuses. Dans le domaine de l’énergie par exemple, nous venons d’ouvrir en Pologne, en mer Baltique, un nouveau terminal de gaz au port.  

    Quel peut être son apport dans le cadre de notre coopération ?


    C’est une infrastructure gigantesque, capable d’absorber d’énormes quantités de gaz liquéfié. Pour le moment, le gaz stocké vient essentiellement du Qatar, mais nous comptons offrir cette possibilité à nos autres partenaires, et pourquoi pas l’Algérie. Votre pays recèle, par ailleurs, d’énormes potentialités en ressources naturelles. Récemment une délégation polonaise de l’Institut centrale des mines s’est rendue en Algérie, le but étant d’engager une solide coopération dans le domaine de l’exploration et des ressources naturelles en faisant valoir le savoir faire polonais en matière d’exploitation du cuivre, du phosphate, du charbon, et du fer qui constituent autant de richesses non encore exploitées suffisamment.
    Je vous informe aussi qu’une délégation présidée par le Pdg de la société Naftal se rendra bientôt en Pologne pour relancer la coopération dans le domaine de la production des huiles lubrifiantes. C’est là un domaine de partenariat qui mérite d’être stimulé, tout comme le sont également les énergies renouvelables. A ce propos, nous comptons renforcer la présence des entreprises polonaises au prochain événement de la «Foire Era» des énergies renouvelables, prévue à Oran. Le savoir-faire polonais sera exposé lors de cette manifestation où nous comptons présenter quelques éoliens assez innovants. La Pologne est par ailleurs un des plus grands exportateurs d’électroménager et de meubles en Europe. Nous possédons une riche expertise dans la fabrication des portes et des fenêtres et nous comptons aussi l’étaler lors de la prochaine Foire prévue également sous peu à Oran.
    Nous considérons ceci comme un facteur important dans la dynamisation de nos relations de partenariat eu égard, notamment  à l’important programme de construction de logements initiés en Algérie. Je viens d’apprendre dans le domaine de la Défense, les forces navales algériennes ont commandé de la Pologne l’acquisition du voilier baptisé  «El-Mellah», actuellement en construction au chantier naval de Gdansk  
     
    Il reste, Excellence, qu’en dépit de toutes ces perspectives que vous évoquez, le partenariat économique algéro-polonais n’est pas encore au même niveau de l’excellence des liens politiques entre les deux pays .Qu’en est il au juste des obstacles empêchant cette volonté pourtant partagée entre les deux Etats de se traduire par des actes concrets sur le terrain ?


    Vous avez raison, et vous évoquez là  un point très sensible ! Il existe en effet des entreprises qui essayent de s’établir en Algérie  mais peinent à y arriver. Il y a en effet cette barrière psychologique qui  fait que pour les entreprises polonaises, l’Algérie est ce pays  lointain marqué par une douloureuse période de violence terroriste, ce qui provoque une appréciation négative de ce pays. Le problème de la langue est aussi posé, et bien évidemment, nous sommes entrains de s’atteler à surmonter l’ensemble des ces obstacles. On organise effectivement des missions pour les opérateurs économiques polonais afin de leur permettre de découvrir  ce qui en est de l’Algérie d’aujourd’hui qui a beaucoup évolué sur plusieurs fronts. Nous comptons aussi recevoir dans les prochains jours, ici en Algérie, le rédacteur en chef d’un journal polonais d’un grand tirage, le Rzeczpos Polita, et ceci bien entendu, dans  l’objectif de propager en Pologne cette nouvelle vision d’une Algérie pacifique résolument portée sur le progrès .    

    On aimerait justement avoir votre avis sur la série de réformes à la fois politiques mais aussi économiques initiées en Algérie sous la présidence du Chef de l’Etat,  Abdelaziz Bouteflika ?


    J’ai déjà eu à souligner dans ce cadre que l’Algérie est un pays stratégique pour la Pologne. Et dans cette approche, nous sommes  effectivement très intéressés d’abord et avant tout, par les relations d’ordre politique. En Pologne, nous sommes convaincus que l’Algérie est un élément de stabilité dans la région qui est très sensible, comme vous le savez. En effet, grâce à votre politique très sage, et grâce aux décisions judicieuses du président Bouteflika, le pays a su  éviter toutes ces turbulences nées du printemps arabe. C’est vraiment là, le meilleur signe et la preuve intangible de la sagesse de votre élite politique. Par ailleurs, en parlant des réformes initiées en Algérie, j’admire vraiment cette politique menée par la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit qui, malgré les critiques, continue à œuvrer pour une école moderne et appropriée avec les exigences de la société  contemporaine. Je suis aussi subjugué par la liberté des médias en Algérie. Pour ce qui  de la nouvelle orientation économique choisie par ce pays pour diversifier son économie, je dirais que la direction est bonne, mais il faut quant même penser à accélérer son application sur le terrain. Ce que je dois dire à ce propos et même le répéter de façon récurrente c’est surtout la réforme du système bancaire algérien. Il faut vraiment beaucoup travailler sur ce dossier. Ceci dit, je dois aussi souligner que l’Algérie doit absolument diversifier son économie pour se libérer de son indépendance aux hydrocarbures. Nous mêmes, en Pologne, on a été pendant plusieurs années dépendants de la production du charbon. Cependant, on a réduit beaucoup de mines, car on a très vite su qu’il nous fallait diversifier notre économie et que l’exploitation de cette ressource comme seule source de revenus allait devenir insuffisante.

    L’Algérie et la Pologne s’apprêtent à célébrer le 55e anniversaire de leurs relations bilatérales, attendu pour 2017. Qu’en est-il des préparatifs déjà mis en ouvre au niveau de l’Ambassade ?


    Jusqu'à présent, j’ai déjà préconisé le renforcement des entreprises polonaises accompagnées aux événements économiques initiés en Algérie. Je pense aussi à d’autres événement disant plus populaires : pourquoi  pas un match amical de football entre l’Algérie et la Pologne. La passion pour le foot est aussi forte en Algérie qu’en Pologne. J’envisage aussi la tenue d’un séminaire scientifique qui sera consacré à cet aristocrate polonais Teofil Swiatopelk Mirski, venu en Algérie en 1860 pendant la colonisation et qui a acquis de l’administration française de l’époque un grand terrain où il avait érigé, notamment une grande ferme. Ce qui est intéressant, par contre dans l’histoire de cet aristocrate qui après l’échec de l’insurrection polonaise s’est rendu d’abord en France avant de recevoir de Napoléon III, la possibilité de s’établir en Algérie, c’est qu’une fois arrivé dans votre pays, il a su créer un modèle cohabitation pacifique entre chrétiens et musulmans. Il a, en effet, bâti des églises mais aussi des mosquées ainsi que des écoles pour les deux communautés. Teofil Swiatopelk Mirski avait également appris l’arabe. Nous envisageons aussi l’organisation d’autres actions, à l’exemple de manifestations culturelles.

    Il y a également la fête nationale de la Pologne, attendue pour ce mois de novembre, peut-on savoir qu’en est-il des festivités retenues pour la célébration de cet événement a Alger ?


    Effectivement, cette fête aura le lieu le 11 novembre et elle sera célébrée la veille à Alger. A ce propos, pour la première fois de l’histoire de l’ambassade de Pologne en Algérie, cet événement sera célébré au musée des Beaux-Arts où il est prévu l’organisation d’un concert de la musique classique.
    K. A

    http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/100775

     

     

     

     

    pUBLIE LE: 28-01-2013

     

     

    uN "GROUPE ARMÉ ISLAMISTE" A ATTAQUÉ UN GAZODUC DIMANCHE SOIR À DJEBAHIA, DANS LA RÉGION DE BOUIRA À 125 KM AU SUD-EST D'ALGER, SELON DES HABITANTS. DEUX GARDES CHARGÉS D'ASSURER LA SÉCURITÉ DU SITE ONT ÉTÉ TUÉS.

     

    http://www.france24.com/fr/20130128-attaque-contre-gazoduc-deux-gardes-tues-algerie-terrorisme

     

     

     

     

     

    Deux gardes en charge de la surveillance d'un gazoduc ont été tués et sept blesés dans une attaque islamiste contre leur campement à Djebahia, dans la région de Bouira, à 125 km au sud-est d'Alger, ont indiqué lundi des habitants.

    L'attaque a eu lieu dimanche soir. Les gardes faisaient partie d'un groupe chargés d'assurer la sécurité et la surveillance du gazoduc livrant le gaz au nord de l'Algérie à partir du champ gazier de Hassi R'mel, dans le Sahara, ont-ils précisé, citant des rescapés.

    Un "groupe armé islamiste" a attaqué le campement au mortier vers 21H00 (20H00 GMT), ont-ils ajouté. Un accrochage de près d'une heure s'en est suivi au cours duquel deux gardes de sécurité ont trouvé la mort.

    L'armée algérienne a lancé une opération de ratissage des maquis islamistes de la région pour tenter de retrouver les assaillants qui ont pris la fuite, selon les mêmes sources.

    Les violences qui ont endeuillé l'Algérie durant la guerre civile des années 1990 ont considérablement baissé mais des membres d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) restent actifs dans la région de Bouira et dans les départements voisins de Boumerdes et de Tizi Ouzou (110 km à l'est d'Alger) où ils s'en prennent généralement aux forces de sécurité.

     

     

     

     

     

     

    PUBLIE LE: 17-01-2013

     

     

    Trente otages algériens échappent aux ravisseurs

     

    http://www.france24.com/fr/20130117-algerie-prise-otages-al-qaida-armee-francaise-mali-islamistes-bp

     

     

    Des islamistes armés qui se revendiquent d’Al-Qaïda ont affirmé avoir pris en otage 41 Occidentaux sur un site d’hydrocarbures de BP dans la région d'In Amenas, dans le sud-est de l'Algérie mercredi 16 janvier. Selon l'agence officielle algérienne APS, qui cite une source préfectoralel’attaque a fait deux morts (un Britannique et un Algérien) et six blessés au moinsEn outre, 150 employés algériens d'une filiale de la société française, CIS Catering, sont retenus sur le site. Les ravisseurs réclament la fin de l’intervention française au Mali. Selon Kamel Zaït, correspondant de FRANCE 24 en Algérie, "la prise d'otages est toujours en cours et les forces de sécurité algériennes encerclent les islamistes". Suivez en direct les derniers développements.

     

     

    Selon une source officielle algérienne, 30 otages algériens sur les 150 retenus ont pu échapper à leur ravisseurs.
     

    FRANCE 24 a pu joindre par téléphone le porte-parole de la brigade Al-Mouthalimin qui a mené l’attaque et la prise d’otages. L’homme, qui garde l’anonymat, se trouve au Mali. Il a confirmé que c’est bien son groupe qui dirigeait l’opération avec à sa tête Mokhtar Belmokhtar, chef islamiste actif depuis les années 1990 dans le Sahara.
     

    Le ministre algérien de l'Intérieur, Dahou Ould Kablia, a déclaré que les autorités algériennes "ne répondront pas aux revendications des terroristes et refusent toute négociation".
     

    Les islamistes assurent que toute tentative pour libérer les otages conduira à une "fin tragique", rapporte l'agence de presse mauritanienne ANI. "Le groupe menace de faire exploser la base en cas d'intervention des forces algériennes", ajoute le correspondant de FRANCE 24 en Algérie, Kamel Zaït.
     

    D’après l’agence ANI, les preneurs d’otages exigent la fin des opérations militaires françaises au Mali et la libération d’une centaine d’islamistes détenus en Algérie.
     

     Joint au téléphone par FRANCE 24, un otage français affirme que près de lui se trouvent des ressortissants britanniques, japonais, philippins et malaisiens.  Selon lui, leurs ravisseurs sont lourdement armés et ont contraint certains otages à enfiler une ceinture d'explosifs. "Ils ont attaqué les deux sites en même temps, ils sont entrés à l'intérieur et, une fois qu'il a fait jour, ils ont rassemblé tout le monde", a-t-il déclaré. La chaîne ne peut toutefois pas garantir que son témoignage n'a pas été fait sous la contrainte. Paris n’a pour sa part pas confirmé la présence de Français parmi les otages.

     

     

     

     

     

    PUBLIE LE : 14-01-2013

    Crise dans la region du Sahel

    M. Sellal : “En cas d'atteinte à notre sécurité, nous sommes appelés à être fermes 

    http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/36967

     

     

    Le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, a réitéré à Ghadamès (Libye) le soutien de l'Algérie au dialogue dans la région du Sahel, appelant à la "fermeté" à l'égard de l'impact direct de la crise malienne sur la région, notamment en ce qui concerne la propagation et la circulation des armes. Intervenant lors de la rencontre tripartite avec les chefs de gouvernement tunisien et libyen, respectivement
    MM. Hamadi Jebali et Ali Zidane, M. Sellal a affirmé que "la position de l'Algérie est connue concernant la situation au Sahel.

    “Nous avons soutenu au maximum le dialogue et continuerons à le faire mais en cas d'atteinte à la sécurité et l'utilisation d'autres moyens, nous sommes appelés à être fermes. » Il a affirmé que la crise malienne aura "un impact direct" (sur la région), mettant en garde contre la circulation d'armes. "Il ne s'agit pas d'une simple affaire de terrorisme mais de crime organisé ou sont utilisés les stupéfiants et le blanchiment d'argent" appelant à un traitement "plus approfondi" de cette affaire.
    L'intervention étrangère au Mali, avec l'engagement des troupes nigérianes, sénégalaises et françaises aux côtés de l'armée malienne, est une "décision souveraine" du Mali qui a lui-même demandé l'aide des puissances amies, avait affirmé auparavant le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M. Amar Belani. Interrogé sur cette intervention militaire, M. Belani a souligné qu'"il faut surtout bien noter que c'est une décision souveraine du Mali", rappelant que c'est ce dernier qui "a demandé l'aide de puissances amies pour renforcer ses capacités nationales de lutte contre le terrorisme".

     

     

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